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Publié par Stéphane Biron

               Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s'occupe de vous tout de même. Rien ne peut être aussi vrai que cette simple phrase. L’État devient tellement providence qu’elle fait maintenant tout pour nous. Lors d’élections, on pourrait même penser que c’est une opération par laquelle des citoyens libres se choisissent des maîtres. En fouinant dans quelques lectures, j’y ai trouvé une citation tout à fait à propos : « La décadence d'une société commence quand l'homme se demande : "Que va-t-il arriver?" au lieu de se demander : "Que puis-je faire?". » Denis de Rougemont

                Pendant l'élection fédérale, on demandera aux formations politiques ce qu’ils feront pour l’environnement, l’économie et la société. Une fois la réponse émise, on se dira que c’est très bien et que dès lors, le monde est sauvé. Pourtant, il faudra se rappeler que l’un d’eux a déjà signé l’Accord de Kyoto et que la suite fut une augmentation de plus de 30% des gaz à effet de serre. Il faudra aussi se rappeler qu’un autre croit qu’environnement et économie ne font pas bon mariage. Il faudra se rappeler qu’encourager la surconsommation, c’est ce qui se fait de mieux pour diminuer nos rejets de CO2  et nos déchets, selon ce même gouvernement. Il faudra se demander, si ce sont nos gouvernements qui nous permettent d’agir ou si ce sont nos actions qui forceront nos gouvernements à agir.  Que va-t-il arriver si ce parti est élu ? Ou, que puis-je faire, peu importe le parti au pouvoir, pour que notre société change?

                Dans notre société, tout est mis en œuvre pour nous empêcher de nous impliquer. Que ce soit le travail, la famille, les loisirs, le désintéressement, l’amour, la haine, la délinquance, la désillusion, chaque raison est toujours la bonne. Certes, la tendance n’est heureusement pas encore générale. Il existe encore au sein de nos sociétés des gens qui ont le sens du devoir au sein de nos communautés. Ce devoir n’a pas besoin d’être du temps plein. Il suffit d’offrir le temps que l’on a, ou d’appuyer et de soutenir ceux qui en ont. Il suffit de devenir contagieux de ce devoir qui pourrait peut-être nous libérer de nos maîtres. Il suffit de faire des petits gestes qui feront une différence dans nos communautés.  En conclusion, il suffit de s’élever contre l’injustice, car malgré notre démocratie chancelante, dans la plupart des pays, les citoyens possèdent la liberté de parole. Mais dans une démocratie, ils possèdent encore la liberté après avoir parlé.

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