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Publié par Nature à l'oeil

11 novembre 2008

Pour GaïaPresse

Par Karel Mayrand
Directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki


Lors de la campagne présidentielle américaine de 1992, Bill Clinton avait rendu cette phrase célèbre en s’en servant contre George Bush père qui présidait les États-Unis lors d’une crise économique dont le pays se remettait difficilement. Les campagnes électorales canadienne et américaine 2008 ont à leur tour été marquées par l’une des pires crises financières et elle en a été l’élément déterminant. Sans surprise, la campagne électorale québécoise a démarré sur le même thème.

Après une semaine de campagne, il est toujours difficile de bien comprendre ce qu’offrent les partis politiques pour s’attaquer aux causes structurelles de la présente crise. Outre les aides d’urgence et autres mesures temporaires, les partis font preuve de peu d’imagination pour saisir cette crise et renforcer notre économie à long terme. Mais surtout, la crise financière a évacué les enjeux environnementaux des discussions. Voici donc quelques suggestions à l’intention des partis visant à définir une vision à long terme et à établir les bases d’une économie durable au Québec.


Atteindre le déficit écologique zéro

Le déficit zéro a été érigé en dogme depuis une décennie. Pourtant, chaque année, l’économie québécoise creuse une dette écologique que l’on remet aux générations futures. Notre capital écologique se déprécie et disparaît à une vitesse effarante, et la capacité de nos ressources à se renouveler a franchi une limite. L’épuisement de notre capital écologique met en péril notre croissance future puisque le Québec demeure une économie basée sur ses ressources naturelles. Notre développement économique actuel revient à brûler les planches de notre maison pour chauffer le poêle. Devant l’urgence d’arrêter ce pillage, le Parti libéral propose d’ouvrir le Nord au développement tous azimuts. Le Parti Québécois souhaite développer des gisements gaziers sur les rives et dans le golfe du Saint-Laurent. L’Action démocratique préfère vendre Hydro-Québec. Le Québec demeure un pays d’extraction de ressources. Une colonie comptoir moderne.


Augmenter l’épargne des ménages

L’une des principales causes de la crise financière actuelle est la grande facilité d’accès au crédit des ménages, combinée à un conditionnement de tout instant à la surconsommation. Les ménages sont aujourd’hui plus endettés que jamais au Québec, avec un taux d’endettement représentant 110% de leur revenu disponible en 2008. Les faibles taux d’épargne inquiètent depuis longtemps les économistes. Les partis souhaitent stimuler la consommation et faciliter l’accès au crédit pour sortir de la crise. N’est-ce pas là la cause même de cette crise? Nous vivons à crédit dans notre compte de banque et aussi à crédit sur notre environnement. Il est temps d’arrêter cette spirale et d’aider les Québécois à réduire leur empreinte environnementale en regarnissant leur compte de banque.


Pour lire la suite: http://www.gaiapresse.ca/fr/analyses/index.php?id=63
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