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Publié par Nature à l'oeil

Virginie Roy

Agence QMI 
05/02/2009 09h21 


Le budget fédéral est l’ultime exemple qui prouve ce phénomène. D’un côté, on trouve un gouvernement dont les ambitions politiques passent devant la crise économique qui guette les Canadiens. Et de l’autre, des citoyens qui, visiblement, tirent un peu plus sur la couverture pour obtenir leur dû, ou pour décrocher un peu plus que ce qu’on leur a promis… Que ces actions soient légitimes ou non, là n’est pas la question. C’est plutôt cet égoïsme individuel qui cause bien des maux de tête.

Face à la crise financière, les économistes doivent jongler avec l’égocentrisme de l’Homme. Un contrat plutôt difficile quand on sait que la solution passe nécessairement par des concessions, de l’altruisme et par des actions globales.

Le budget, par exemple, que l’on soit en accord ou non avec les idées, est une manifestation éloquente de ce phénomène. Ainsi, le gouvernement de Stephen Harper a «saupoudré» un peu d’argent à tout le monde (pour reprendre l’expression utilisée par les critiques), allant même à l’encontre des valeurs et des convictions du parti. L’objectif premier n’était pas de faire face à la crise économique : Stephen Harper n’aurait certainement pas proposé un budget à la sauce libérale. Le premier objectif de celui-ci consistait plutôt à rester au pouvoir. Devant la possible coalition des partis de l’opposition, son seul espoir se nommait Michael Ignatieff. Pour s’assurer de son appui, M. Harper devait proposer un budget qu’il ne pourrait refuser. Résultat : on nous présente un budget, disons-le, rempli de bonbons pour tout le monde, mais sans véritable fil conducteur, sans idée motrice pour faire face à la crise.

De l’autre côté, la population attendait impatiemment sa petite pilule. Le budget devait régler, comme par magie, tous les maux. Et il y avait de quoi avoir des attentes! Au cours des derniers mois, les économistes ont enregistré les plus sévères pertes d’emplois au Canada et aux États-Unis depuis 1982 et 1974 respectivement. Et il ne s’agirait que du début d’une longue série de mauvaises nouvelles, estiment les experts. Conclusion de cette saga : tout le monde, ou presque, a reçu sa part du gâteau, aussi petite soit-elle… Si bien que personne n’est satisfait. Personne n’estime avoir reçu son dû. On en veut toujours plus, peu importe aux dépens de quoi… ou de qui.

L’environnement aux oubliettes

Dès le début de la crise économique, les environnementalistes ont été sollicités à plusieurs reprises : «Avez-vous peur que les progrès faits en matière de sensibilisation à l’environnement régressent en raison de la crise? Pensez-vous que les Canadiens continueront d’encourager les mesures vertes malgré tout? Le dossier environnemental n’est-il intéressant qu’en temps de prospérité économique?»

Pour lire la suite : http://www.canoe.com/infos/chroniques/virginieroy/archives/2009/02/20090205-092126.html

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