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Publié par Nature à l'oeil

Charles Côté
La Presse

Les inondations, vagues de chaleur, feux de forêt et autres calamités associées au futur climat coûteront cher au Canada, selon une première étude du genre rendue publique jeudi matin.

«Les coûts du changement climatique pour le Canada pourraient passer d'environ cinq milliards de dollars par année en 2020 - dans moins de dix ans - à une somme comprise entre 21 et 43 milliards de dollars par année dans les années 2050», affirme la Table ronde nationale sur l'environnement et l'économie (TRNEE).

Cet organisme a été mis sur pied en 1988 pour «aider à concilier les impératifs concurrents de l'économie et de l'environnement». Son rôle consultatif auprès du gouvernement a été officialisé dans une loi en 1994.

Les coûts vont surgir même si l'humanité réussit dans sa lutte aux changements climatiques. «Même si nous réussissons à restreindre le réchauffement à la limite de 2 °C fixée par l'Accord de  Copenhague, notre analyse montre que le changement climatique resterait coûteux pour le Canada: le coût moyen d'une hausse de 1,7 °C a 1,8 °C de la température mondiale moyenne est estimé entre 21 milliards de dollars et 43 milliards de dollars par année au Canada en 2050, si nous ne prenons aucune mesure pour nous adapter à ces effets et tenter de les réduire.»

 

La TRNEE se penche pas en détail sur les «coûts du changement climatique catastrophique» dont les effets iraient «bien au-delà de l'expérience collective de l'humanité». Selon les scientifiques, ces changements surviendront si le climat se réchauffe au-delà de 2 degrés. «Si une catastrophe survient, on prévoit que la perte pourrait alors atteindre entre 5% et 25% du PIB», affirme la TRNEE.

Dans son étude, la Table ronde s'est penchée sur seulement quatre aspects des changements climatiques pouvant entraîner des coûts: les impacts du climat futur sur les forêts, les risques aux résidences côtières, les frais de santé et les écosystèmes.

Dans ce dernier cas, il a été difficile de chiffrer un impact, mais il ne faut pas les sous-estimer pour autant. «Le fait de ne pas en tenir compte revient a sous estimer les coûts liés à l'inaction», affirme le rapport.

Quant aux forêts, c'est peut-être un des domaines les mieux étudiés. D'autant plus que l'épidémie de dendroctone du pin, un insecte qui a ravagé les forêts de Colombie-Britannique, a servi de sonnette d'alarme.

Selon la TRNEE, la forêt canadienne sera malmenée dans le climat futur et avec elle l'économie. Sous un climat plus chaud, il y aura d'autres invasions d'insectes ravageurs et plus d'incendies. «Le coût pour l'économie canadienne des répercussions du changement climatique sur l'approvisionnement forestier... devrait se situer entre 2 et 17 milliards de dollars par année», affirme la TRNEE.

Autre sujet bien connu, surtout au Québec: les menaces qui pèsent sur les communautés côtières avec la hausse du niveau de la mer. La TRNEE estime la facture à entre 1 et 8 milliards par année.

À l'horizon 2050, «de 16 000 à 28 000 résidences seront menacées chaque année par des inondations permanentes dues à la hausse du niveau des océans et des inondations temporaires dues aux ondes de tempête», estime la TRNEE.

Cela se traduirait au Québec, par 100 à 500 maisons inondées ou détruites chaque année dans les régions côtières qu'on pourra mettre sur le compte des changements climatiques

 

Pour lire l'article: http://www.cyberpresse.ca/environnement/dossiers/changements-climatiques/201109/28/01-4452310-le-futur-climat-coutera-cher-au-canada.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS4

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